Un abri voiture ouvert ne nécessite pas systématiquement un permis de construire. Tout dépend de sa surface, de sa localisation et des règles locales d’urbanisme. Si l’abri dépasse 20 m², le permis devient obligatoire. En dessous, une déclaration préalable peut suffire, à condition de respecter certaines conditions. La nature du terrain, la zone concernée et le type d’installation jouent aussi un rôle important. Nous vous expliquons dans cet article les règles à connaître, les démarches à suivre, et les erreurs à éviter.
Récapitulatif des démarches selon la surface
Quelles sont les règles générales pour construire un abri voiture ouvert ?
Un abri voiture ouvert est une structure légère, sans murs pleins, souvent soutenue par des poteaux et recouverte d’un toit.
Même sans fondations profondes, il est considéré comme une construction par le Code de l’urbanisme. Cela signifie que son installation est encadrée par des règles précises, comme n’importe quel autre bâtiment.
Vous devez respecter des critères liés à la surface, à l’emplacement sur le terrain, à la hauteur de la structure et aux règles fixées par le Plan Local d’Urbanisme (PLU).
À partir de quelle surface un permis de construire est-il requis ?
La règle principale repose sur la surface de plancher et l’emprise au sol de l’abri.
Si votre abri voiture dépasse 20 m², vous devez obligatoirement déposer un permis de construire auprès de votre mairie.
Ce seuil de 20 m² s’applique aussi bien aux abris adossés à une habitation qu’aux structures indépendantes.
Quelle autorisation est nécessaire pour un abri de moins de 20 m² ?

Si l’emprise au sol de l’abri est comprise entre 5 m² et 20 m², une déclaration préalable de travaux suffit dans la majorité des cas.
En dessous de 5 m², aucune autorisation n’est nécessaire, sauf si votre terrain est situé dans une zone protégée ou soumise à des règles spécifiques.
Prenez toujours en compte l’emplacement de votre terrain, car certaines communes imposent une déclaration dès 5 m², même hors secteur sauvegardé.
Le type d’abri (adossé ou autoportant) influence-t-il les démarches administratives ?
Le type de structure n’a pas d’impact sur la nature de l’autorisation à demander.
Un abri adossé (collé à la maison) ou autoportant (isolé dans le jardin) est traité de la même manière en ce qui concerne les seuils réglementaires.
En revanche, la localisation sur votre terrain peut modifier les règles d’implantation : distances par rapport aux limites de propriété, emprise sur la voie publique, etc.
Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) modifie-t-il les seuils d’autorisation ?
Oui, le PLU de votre commune peut fixer des règles plus strictes que celles du Code de l’urbanisme.
Certaines communes limitent la surface autorisée sans permis, imposent une couleur ou des matériaux précis, ou interdisent tout type d’abri dans certains quartiers.
Vous devez consulter le PLU avant de débuter les démarches. Le service urbanisme de votre mairie peut vous fournir ce document ou vous orienter vers sa version en ligne.
Quelles sont les démarches à suivre pour une déclaration préalable ou un permis de construire ?

Pour une déclaration préalable, vous devez remplir le formulaire Cerfa n°13703*08, fournir un plan de situation, un plan de masse, et une description de votre projet.
Le délai d’instruction est d’environ 1 mois.
Pour un permis de construire, il faut compléter le formulaire Cerfa n°13406*12, joindre les plans détaillés et, dans certains cas, une étude d’impact.
Le délai d’instruction est de 2 mois minimum. Vous devez également afficher l’autorisation obtenue sur votre terrain pendant toute la durée du chantier.
Existe-t-il des exceptions ou des cas particuliers selon les zones géographiques ?
Oui. Si votre terrain se trouve :
- en secteur protégé (zone classée, proche d’un monument historique)
- dans une zone de lotissement avec règlement intérieur
- dans une commune avec site patrimonial remarquable
… les démarches peuvent être renforcées, voire l’autorisation refusée.
Dans ces cas-là, vous devrez souvent obtenir l’accord de l’Architecte des Bâtiments de France.
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Quelles sont les conséquences en cas de non-respect des démarches administratives ?
Construire un abri sans autorisation peut entraîner des sanctions importantes :
- une amende allant de 1 200 € à 6 000 € par m²
- l’obligation de démolir l’abri à vos frais
- une action en justice de la part de la commune ou des voisins
Même plusieurs années après la construction, vous pouvez être sanctionné si le projet n’est pas conforme.
Avant toute installation, assurez-vous d’avoir obtenu l’autorisation adaptée.





